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02 Sep2007

Onze Ronces aux Larmes emmêlées, roman fantastique de Célia Bonnet-Ligeon

Célia E. Bonnet-Ligeon, jeune auteure de dix-huit ans, étudiante en terminale littéraire à Albertville, nous livre ici son premier roman fantastique, « Onze Ronces aux Larmes emmêlées ».

Jameslaw Onzeronce s’éveille dans une prison noire et sordide. Il ne se souvient plus de rien, sinon de son nom. Heureusement, le Mage lui rend visite dans sa cellule, et la silhouette du Renard dans les rues l’aide à supporter les épreuves. Car les Dieux, mystérieux et masqués, ont emprisonné d’autres humains avant lui ; ils savent comment briser la volonté d’un homme. Onzeronce ne demande qu’une famille, celle qu’il attend depuis toujours. Il envie tant les Dieux, entourés d’enfants dans leur Palais, mais sont-ils seulement plus libres que lui ? Onze Ronces Aux Larmes Emmêlées oscille entre roman et poésie, animé par l’aspect changeant des mots, un récit épuré dans lequel le lecteur ne doit pas se battre pour trouver l’essentiel, mais où l’essentiel est partout présent.


Interview, par son éditeur

Quel est votre parcours?

Je suis élève en terminale Littéraire à Albertville, et m’apprête à passer mon bac. Depuis l’âge de 6 ans, je prends des cours de piano à l’école de musique.
Durant ma scolarité, j’ai essayé de toucher à différents domaines de la création : en participant à des stages, j’ai appris quelques techniques de l’audiovisuel, et j’ai terminé il y a plusieurs mois le tournage d’un court-métrage personnel. Au cours d’un autre stage, j’ai eu l’occasion de composer au piano et d’enregistrer mes morceaux. Au niveau de l’écriture, j’ai récemment participé à un concours de poésie, à la rédaction d’un spectacle et à celle d’articles pour des journaux locaux.
J’essaie de donner un aspect plus professionnel à mon intérêt artistique : cette année, je travaille en tant qu’hôtesse d’accueil au Dôme Théâtre d’Albertville, et j’étais présente lors d’un festival du livre dans ma région.

Que vous apporte l’écriture?

Je dirais que l’écriture m’apporte une profonde paix intérieure, dans le sens où écrire est pour moi une libération, une exorcisation des mots qui trottaient jusque là dans ma tête. L’inspiration est vraiment quelque chose qui ne peut pas se commander, mais qui ronge quand elle n’est pas écoutée par l’auteur.
J’ai aussi un certain amusement à jouer avec les sons, et à manier les phrases.
J’ai dernièrement lu des manifestes du surréalisme d’André Breton, et je suis assez d’accord avec lui dans l’idée d’écrire les mots qui viennent à l’esprit de manière inconsciente, et ne pas les refouler. Dans ce sens, l’écriture me permet également de « prendre conscience » de mon inconscient.

Votre roman est riche en personnages atypiques. Où puisez-vous toute cette imagination ?

Des personnages atypiques…J’avais plutôt l’impression en écrivant de suivre les clichés traditionnels des personnages : un héros qui ne comprend pas ce qui lui arrive, un homme mystérieux, un bourreau, un méchant, une petite fille parfaite…Peut-être ma vision de ces personnages diffèrent-elle de celle des lecteurs car je connais mes héros de fond en comble, alors que le lecteur doit se satisfaire des bribes de description que je veux bien lui accorder ; peut-être cela en fait-il des personnages atypiques.
Quoi qu’il en soit, les traits de caractère de mes personnages me sont inspirés par les personnes que je côtoie tous les jours, ma famille, mes amis, mes profs…J’aime beaucoup observer les gens dans la rue, capter l’ambiance qui émane d’eux, imprimer leur image dans mon esprit pour m’en resservir plus tard.
J’avoue que j’ai une petite préférence pour le vieux Roi, qui existe tout en contradictions. La contradiction, c’est quelque chose de très important pour moi. En accord avec les surréalistes, je prête beaucoup d’attention à mes rêves, qui sont souvent délirants d’originalité, et j’essaie de retranscrire ce monde contradictoire dans mes écrits. Je crois que mon imagination vient de là.

Quelle scène avez-vous particulièrement aimée ?

Je suppose bien sûr que vous évoquez une scène de mon roman… Je préfère éviter le terme d’aimer, pour ne pas paraître trop vaniteuse ni trop tournée vers ce que j’écris. Je le remplace par « pris plaisir à écrire ». Quelle scène ai-je pris plaisir à écrire ?
Plusieurs personnes qui ont lu mon roman ont fait référence à la scène du « tic-tac », au début, lorsque Onzeronce commence à sombrer dans la folie. Je dois dire que cette scène m’a plus angoissée qu’autre chose, parce que je me demandais si l’effet du tic-tac marcherait sur les lecteurs.
Toutes les scènes qui sont en vers ont exigés de moi une grande rigueur, je ne peux pas vraiment parler de plaisir à les écrire.
Par contre, toutes les scènes avec la fille du Roi m’ont apporté beaucoup d’émotion. Je devais sourire devant mon écran d’ordinateur quand je les ai écrites, je crois… Ce sont les seuls instants dans le roman où le héros s’accorde le droit de souffler un peu, et moi aussi par la même occasion. La fillette apporte un rayon de soleil dans l’intrigue sombre. Quand je visualise l’intrigue dans sa globalité, je vois vraiment ce soleil qui éclaire ces passages.
Les passages avec l’Illusionniste ont aussi cette lumière.


Pourquoi avoir choisi les éditions Le Manuscrit ?

Je cherchais une maison d’édition sur le net, afin que je puisse envoyer la copie informatique de mon manuscrit, et faire ainsi une économie de papier. Je suis arrivée presque aussitôt sur le site du Manuscrit, qui m’a paru très sérieux et compétent. J’aimais l’idée des communautés, et la diversité des publications : il y avait là des recueils de poème, des romans, des essais, etc.
Une connaissance, publiée aussi chez Manuscrit, m’a assurée de la bonne coopération entre les auteurs et l’éditeur ; cela m’a convaincue de ne pas chercher ailleurs, et finalement je n’en ai pas eu besoin car j’ai reçu rapidement une réponse positive.

Quels projets d’écriture avez-vous pour l’avenir ?

J’ai commencé la rédaction de la suite de l’ORALE, qui s’intitulera MORALE, Mon Ours Rouge A Libres Envieux. Je compte terminer mon cycle des Râles, comme je l’appelle, avec ce second tome puis un troisième.
En parallèle, je collecte tous mes poèmes pour en faire un recueil.
J’ai plusieurs projets de nouvelles, certaines commencées, mais avec mes révisions du bac en ce moment, je n’ai pas vraiment le temps d’écrire.
En tous cas, je ne suis pas à court d’idées…


Biographie

Née le 25 novembre 1989 à Albertville.
Pratique le piano depuis l’âge de 6 ans. Participation à des spectacles musicaux et à un stage de composition en 2007.
Vif intérêt pour le cinéma ; réalisation d’un court-métrage amateur en 2007.
Après une formation littéraire au lycée, et un bac L, intégration d’une CPGE (classe préparatoire aux grandes écoles ) – hypokhagne au lycée Berthollet à Annecy à la rentrée 2007.

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