Mon développement personnel m’a conduit à me rapprocher dans un premier temps du dessin puis pendant quelques années de l’aquarelle. Un désir tenace m’orientait vers la sculpture, cependant j’ai mis du temps à réaliser ce rêve.
Je me sentais plutôt dans l’expression que l’obligation et je ne pouvais imaginer un premier contact directif sur l’envie de toucher la terre.
Un stage chez Monsieur Daniel Mariage m’a permis de faire mes premiers pas, sans toutefois passer par le cursus normal à l’école des arts de Chambéry.
Ma curiosité m’a attirée vers de nouvelles recherches, la technique de la cire perdue et du bronze, ainsi que le travail de la patine.
Je me rends compte que le contact à la terre m’apporte beaucoup et est en somme une thérapie qui libère mon énergie.
L’Afrique est le support de mon imaginaire le fil tendu qui me permet de poursuivre mon exploration sur le visage, le corps, le mouvement.

Sculpture…
Les idées descendent de ma tête vers le cœur et aboutissent au bout de mes doigts ou l’énergie se libère avec comme support la terre.
Je ne retiens rien, et quand enfin l’ébullition se calme, je trouve l’apaisement dans l’acceptation de ce qui a été exprimé.
Créer plus comme une nécessite, un besoin, une rencontre avec soi-même.
Laisser venir du fond de soi cette surprise, ce bonheur qui une fois libéré me laisse dans la paix et la joie.
Sculpter comme enfanter ?