C’est en 1974 qu’Inis pose ses valises à Saint-Jean de Maurienne. Aujourd’hui, artiste connu et reconnu, il rend à la ville ce qu’elle lui a donné, en restaurant deux bâtiments de la rue Saint-Antoine. Il s’inscrit ainsi dans la tradition des artistes, acteurs du renouveau d’un patrimoine endormi. Inis cherche aussi la reconnaissance de sa famille, la Maurienne. Il a toujours voulu rentrer dans le coeur des Mauriennais. Au delà de ses peintures, il s’est donc attaché à défendre leur patrimoine, en restaurant de nombreuses églises et chapelles de la région. Pour ce travail, Inis pense que l’artiste a toute sa place, pour lui «il faut être artiste avant tout pour être un bon restaurateur, il lui suffit simplement de trouver sa juste place». Il restaure ainsi plusieurs églises et chapelles à Pontamafrey, à Albiez le vieux et Saint-Julien-Mont-Denis. Il consacre même trois ans à la restauration de l’église de Saint-Georges-des-Hurtières. Il y fait tout de la maçonnerie à la finalité du décor. Ce travail représente une autre forme de consécration, une étape importante pour l’artiste profondément catholique qu’il est.

Enfin, Inis projette de créer une fondation, «le Fond’Art» à Saint-Jean de Maurienne. Avec cette fondation, il veut mettre en oeuvre quelques-uns des grands projets qu’il a dans la tête depuis longtemps comme, aider un enfant du monde doué pour l’art en lui attribuant une bourse d’étude de cinq ans, mais aussi soutenir des artistes malades, ou des associations, et enfin réaliser un lieu d’exposition et de rencontres autour de l’art en Maurienne.

Dans ses oeuvres comme dans sa vie, il y a toujours chez Inis ce désir de partager avec les autres. L’artiste dans la vie, avec la peinture comme écriture.