Juillet 1939, la guerre d’Espagne est finie. Angel Alcalá Llach, 16 ans, rentre enfin chez lui, après un an au front et quatre mois au camp de Saint-Cyprien. Mais sous Franco, le pays asphyxié n’est plus qu’une prison à ciel ouvert. Angel parviendra-t-il à survivre dans ce monde sans droits, où toute résistance est passible de mort ? C’est pourtant dans les temps les plus sombres que l’on fait les rencontres les plus surprenantes et que, contre toute attente, la vie peut revêtir les couleurs de l’espoir.
Avec une écriture lumineuse et passionnée, Isabelle Alonso dépeint la tragédie sans jamais se départir de son humour. Je peux me passer de l’aube donne la parole aux vaincus qui croient malgré tout en l’avenir.

Editions Héloïse d’Ormesson, 2017
304 pages, 20€

Fille de républicains espagnols, Isabelle Alonso est devenue française à l’âge de huit ans par naturalisation. Elle a publié une série d’essais, dont Et encore je m’retiens (1995), qu’elle a adapté pour le théâtre. Romancière, elle explore l’histoire familiale avec notamment L’Exil est mon pays (2006), Fille de rouge (2009) et Maman (2010).

 

> Isabelle Alonso interviendra pendant la conférence « Le féminin au cœur du changement » le samedi 24 novembre à 17h15

© Philippe Matsas