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	<title>Livres en Marches &#187; Jean-Marie Jeudy</title>
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	<description>Salon du livre et bourse aux livres</description>
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		<title>L&#8217;Ephéméride Savoyard de Jean-Marie Jeudy, sur France Bleue Pays de Savoie du lundi au vendredi à 6h40</title>
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		<pubDate>Tue, 04 May 2010 20:45:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Livres en Marches</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jean-Marie Jeudy]]></category>

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		<description><![CDATA[Marcheur de son état, accompagnateur en montagne, écrivain, conteur et contemplatif, Jean-Marie Jeudy raconte au quotidien l&#8217;éphéméride savoyard à 6h40. Dans cette tranche horaire : 06h20 : Jardinage 06h25 et 8h25 : L&#8217;économie en Pays de Savoie 06h40 : L&#8217;Ephéméride Savoyard de Jean-Marie Jeudy 06h50 et 8h20 : L&#8217;actualité sur Suisse]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.livresenmarches.com/wp-content/uploads/2010/10/france-bleu-pays-de-savoie.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1194" title="france bleu pays de savoie" src="http://www.livresenmarches.com/wp-content/uploads/2010/10/france-bleu-pays-de-savoie-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></p>
<p>Marcheur de son état, accompagnateur en montagne, écrivain, conteur et contemplatif, <strong>Jean-Marie Jeudy raconte au quotidien l&#8217;éphéméride savoyard à 6h40.</strong></p>
<p><strong><a href="http://www.livresenmarches.com/wp-content/uploads/2010/10/jean-marie-jeudy.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1195" title="jean marie jeudy" src="http://www.livresenmarches.com/wp-content/uploads/2010/10/jean-marie-jeudy.jpg" alt="" width="227" height="340" /></a><br />
</strong></p>
<p><em>Dans cette tranche horaire :<br />
06h20 : Jardinage<br />
06h25 et 8h25 : L&#8217;économie en Pays de Savoie<br />
06h40 : L&#8217;Ephéméride Savoyard de Jean-Marie Jeudy<br />
06h50 et 8h20 : L&#8217;actualité sur Suisse</em></p>
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		<title>Charlotte Perriand</title>
		<link>http://www.livresenmarches.com/2008/04/15/charlotte-perriand/</link>
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		<pubDate>Tue, 15 Apr 2008 09:04:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Livres en Marches</dc:creator>
				<category><![CDATA[En train de lire]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Marie Jeudy]]></category>

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		<description><![CDATA[Beaucoup de noms illustres se rapportent au monde des sports d&#8217;hiver. Notamment parmi les concepteurs et les constructeurs des stations. Certains de ces noms sont moins connus. Tel celui de Charlotte Perriand. Et pourtant ! Originaire de Yenne par son père, voici une femme qui se forgea une réputation dans le monde de l&#8217;architecture et de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://farm3.static.flickr.com/2006/2250759948_417dd0e964_m.jpg" align="left" height="240" width="180" />Beaucoup de noms illustres se rapportent au monde des sports d&#8217;hiver. Notamment parmi les concepteurs et les constructeurs des stations. Certains de ces noms sont moins connus. Tel celui de Charlotte Perriand. Et pourtant !</p>
<p>Originaire de Yenne par son père, voici une femme qui se forgea une réputation dans le monde de l&#8217;architecture et de l&#8217;urbanisme moderne. Une femme qui sut remplir son existence. Ivre d&#8217;espace, folle de nature et passionnée de montagne, elle cultivait un impérieux besoin de liberté.</p>
<p>Au collège, un enseignant perçoit son habileté pour le dessin. Elle est dirigée vers une école des arts décoratifs. Lorsqu&#8217;elle achève ses études, ses professeurs lui conseillent d&#8217;exposer ses réalisations. Ce qu&#8217;elle fera au salon d&#8217;Automne de Paris en 1926. Puis à la lecture d&#8217;un ouvrage écrit par Le Corbusier, elle va frapper à la porte du célèbre architecte. L&#8217;accueil est mitigé, mais le maître l&#8217;accepte dans son atelier. Durant dix ans, elle travaille sous ses ordres, s&#8217;initiant à l&#8217;architecture sous toutes ses formes. Puis elle décide de voler de ses propres ailes. Ainsi débute une longue carrière où ses réalisations feront d&#8217;elle l&#8217;une des meilleures conceptrices de l&#8217;aménagement intérieur. Pour exemple, elle participe à la création de la <em>Cité</em><em> radieuse</em> à Marseille.</p>
<p>Son style fut influencé par un séjour au Japon. Ce fut la révélation. Là-bas, elle découvre le raffinement de l&#8217;art japonais qui marquera ses futurs travaux. Puis elle s&#8217;investit dans des projets concernant la montagne. Elle œuvrera pour plusieurs stations de Tarentaise.</p>
<p>Lorsque le promoteur Roger Godino envisage la création d&#8217;une station de sports d&#8217;hiver au-dessus de Bourg-Saint-Maurice, ayant eu vent de ses talents, il rencontre Charlotte et lui demande de se joindre à son équipe. C&#8217;est elle qui apportera son esprit aux Arcs. Parmi ses idées innovantes, elle propose une station interdite à la voiture, un espace où l&#8217;homme puisse se ressourcer en toute liberté. Elle a soixante ans, elle consacrera vingt années à cette station. Outre l&#8217;équipement intérieur des appartements, son rôle consistera à donner une cohérence à l&#8217;ensemble de la réalisation. Et l&#8217;on peut s&#8217;étonner de l&#8217;immeuble appelé <em>la  Cascade</em> à Arc 1600. Ce bâtiment qui joue avec la neige et le soleil est né de l&#8217;imagination de Charlotte Perriand. Evoquant son travail aux Arcs,  Roger Godino a écrit : <em>Elle est arrivée à point pour nous permettre d&#8217;oser</em>.</p>
<p><strong>                       Jean-Marie Jeudy</strong></p>
<p>Le parcours de Charlotte Perriand est raconté dans l&#8217;ouvrage « Femmes et rebelles » de Jean-Marie Jeudy, aux Editions « En train de lire et D<em>f</em>is ».</p>
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		<title>Marie-Louise Jaÿ, la bergère de Samoëns</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Apr 2008 09:00:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Livres en Marches</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jean-Marie Jeudy]]></category>

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		<description><![CDATA[La cité de Samoëns cultive un charme discret autour de son tilleul, un arbre cinq fois centenaire qui trône au cœur du bourg. Dans cette commune des bords du Giffre, tous les habitants connaissent le nom de Marie-Louise Jaÿ. Voilà une Septimontaine qui connut un parcours étonnant. Marie-Louise Jaÿ est née en 1838 dans un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://farm3.static.flickr.com/2196/2249961995_f6113008f9_m.jpg" align="left" height="240" width="174" /></p>
<p>La cité de Samoëns cultive un charme discret autour de son tilleul, un arbre cinq fois centenaire qui trône au cœur du bourg. Dans cette commune des bords du Giffre, tous les habitants connaissent le nom de Marie-Louise Jaÿ. Voilà une Septimontaine qui connut un parcours étonnant.</p>
<p>Marie-Louise Jaÿ est née en 1838 dans un hameau de Samoëns. Sa famille n&#8217;est pas très riche. Rapidement placée pour rapporter un peu d&#8217;argent, elle garde un troupeau de chèvres sur les hauteurs du hameau. A l&#8217;âge de seize ans, elle est envoyée chez une tante vivant à Paris. C&#8217;est l&#8217;époque où naissent les <em>Grands Magasins</em> de la capitale. Marie-Louise débute comme vendeuse dans une boutique de lingerie féminine où elle apprend les ficelles du métier. Puis elle se fait embaucher au célèbre <em>Bon marché</em>.</p>
<p>Son destin prend tournure lorsqu&#8217;elle épouse un marchand ambulant, un certain Ernest Cognacq, lui-même un émigré, ayant débarqué de l&#8217;île de Ré. Les deux s&#8217;entendent à merveille. Dotés d&#8217;un tempérament entreprenant, ils vont conjuguer leurs talents et suivre une trajectoire fulgurante. En 1870, ils créent une boutique à l&#8217;enseigne de <em>la Samaritaine</em><em> </em>qui deviendra l&#8217;un des plus fameux magasins de la capitale. De la simple échoppe surgira un immense empire voué au commerce. Soit un ensemble de cinq immeubles &#8211; de style Art nouveau &#8211; occupant un vaste périmètre à proximité du Louvre. En 1927, la Samaritaine fait travailler plus de huit mille employés. Les Cognacq-Jaÿ sont richissimes. En philanthropes éclairés, ils investissent dans des œuvres sociales, culturelles ou scientifiques. Celle qu&#8217;on appelle la <em>Samar</em> devient une véritable institution que tous les Parisiens fréquenteront jusqu&#8217;à une date récente.</p>
<p>La vie bien remplie de Marie-Louise ne lui fait pas oublier son pays natal. Pour Samoëns, elle veut apporter un atout touristique. Elle décide d&#8217;y créer un jardin botanique alpin qu&#8217;elle offre à sa commune en 1906. Ce jardin est baptisé la Jaÿsinia en hommage à sa fondatrice. Puis Marie-Louise fait bâtir une maison médicale où un docteur est logé gratuitement, en échange des soins donnés pour les indigents. Une sorte de « Sécu » avant la lettre.<br />
La Jaÿsinia existe toujours. Elle mérite la visite. On a récemment célébré son centenaire. Quant à la Samaritaine, elle a fermé depuis quatre années. Il faut espérer qu&#8217;elle renaîtra, car elle fait partie du patrimoine de la capitale.</p>
<p>Jean-Marie Jeudy</p>
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		<title>Marie Suize, chercheuse d’or</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Apr 2008 08:59:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Livres en Marches</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jean-Marie Jeudy]]></category>

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		<description><![CDATA[Jadis dans les hautes vallées des pays de Savoie, beaucoup d&#8217;hommes et de femmes devaient s&#8217;expatrier durant les longs hivers. Afin de mieux aider leurs familles, ils partaient au loin pour gagner leur vie, puis revenaient au pays dès le retour des beaux jours. L&#8217;émigration était saisonnière, mais certains s&#8217;en allaient définitivement. Ils refaisaient une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://farm3.static.flickr.com/2143/2250760242_b1f7b66f2b_m.jpg" align="left" height="240" width="129" />Jadis dans les hautes vallées des pays de Savoie, beaucoup d&#8217;hommes et de femmes devaient s&#8217;expatrier durant les longs hivers. Afin de mieux aider leurs familles, ils partaient au loin pour gagner leur vie, puis revenaient au pays dès le retour des beaux jours. L&#8217;émigration était saisonnière, mais certains s&#8217;en allaient définitivement. Ils refaisaient une autre vie sous d&#8217;autres cieux. Tel fut le chemin de Marie Suize&#8230;</p>
<p>Dans les années 1850, cette jeune femme originaire du Val de Thônes participa à ce qu&#8217;on a appelé la « ruée vers l&#8217;or ». Ayant appris qu&#8217;on avait trouvé de l&#8217;or en Californie, elle part au Havre et s&#8217;embarque sur un voilier à destination de San Francisco. Là-bas, sur les rives du fleuve Sacramento, elle se lance dans la recherche du métal jaune. Une besogne éreintante où il faut brandir la pelle et la pioche.</p>
<p>Voici une femme perdue de l&#8217;autre côté des océans, dans une société d&#8217;hommes rustres et machistes. En réalité, ceux-là s&#8217;apercevront que la Savoyarde est une dame de caractère. Elle travaille comme n&#8217;importe quel mâle. Mieux encore, elle brandit le revolver pour défendre ses concessions. Et elle s&#8217;habille d&#8217;un pantalon, tenue plus commode que la robe pour gratter la terre. Ce qui est impensable et lui vaudra de multiples procès. Mais la jeune femme est tenace. Elle finira par obtenir l&#8217;autorisation officielle de porter la culotte. De fait, elle devient populaire. Les journaux rapportent ses tribulations.</p>
<p>Elle s&#8217;enrichira. Mais spéculatrice dans l&#8217;âme, elle ne saura pas conserver sa fortune. Entre temps, elle achète un ranch et plante de la vigne. Ce sera l&#8217;une des premières à produire et commercialiser du vin en Californie. Revendicatrice dans l&#8217;âme, elle était fière de porter culotte. Lorsqu&#8217;elle signait des actes notariés, elle écrivait d&#8217;une main sûre « Marie Suize Pantalon »&#8230;</p>
<p>L&#8217;un de ses frères l&#8217;avait rejointe. Il ne parvint pas à s&#8217;acclimater et revint dans sa vallée natale au pied des Aravis. Les gens de Thônes l&#8217;invitaient aux veillées, afin de l&#8217;entendre raconter ses aventures dans une ville du bout du monde où un arbre dressé en place publique servait aux pendaisons.</p>
<p><strong>Jean-Marie Jeudy</strong></p>
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		<title>Le mont Blanc pour les dames&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Apr 2008 08:57:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Livres en Marches</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jean-Marie Jeudy]]></category>

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		<description><![CDATA[On a dit du mont Buet, au-dessus de la vallée de Vallorcine, qu&#8217;il était le mont Blanc des Dames. Mais n&#8217;allez pas imaginer que le mont Blanc, le vrai, laissa la gent féminine dans l&#8217;indifférence. Si la conquête du toit de l&#8217;Europe fut une histoire d&#8217;hommes, il y eut des dames pour se mêler de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://farm3.static.flickr.com/2018/2250760088_c98c604168_m.jpg" align="left" height="240" width="167" />On a dit du mont Buet, au-dessus de la vallée de Vallorcine, qu&#8217;il était le mont Blanc des Dames. Mais n&#8217;allez pas imaginer que le mont Blanc, le vrai, laissa la gent féminine dans l&#8217;indifférence. Si la conquête du toit de l&#8217;Europe fut une histoire d&#8217;hommes, il y eut des dames pour se mêler de leurs affaires.</p>
<p>Il semblerait toutefois que la première femme gravissant la cime suprême le fit malgré elle. En 1809, des guides de Chamonix proposaient à Marie Paradis de l&#8217;emmener là-haut. Ils lui avaient expliqué qu&#8217;elle deviendrait célèbre. L&#8217;ascension fut une véritable galère, il fallut presque la porter. C&#8217;est ainsi que la serveuse d&#8217;une auberge chamoniarde fut la pionnière, mais elle ne bénéficia aucunement de la gloire&#8230;</p>
<p>Trente ans plus tard, en septembre 1838, Chamonix voit arriver une demoiselle de 44 ans à l&#8217;air décidé. Originaire du Bugey voisin, Henriette d&#8217;Angeville affirme qu&#8217;elle s&#8217;est éprise du mont Blanc et qu&#8217;elle est venue pour célébrer ses fiançailles. L&#8217;ascension ne s&#8217;effectuera pas sans peine, mais la demoiselle a fait jurer à ses guides de la hisser morte ou vive. Parvenue sur la cime, elle se fait soulever à bout de bras par deux guides afin d&#8217;être vraiment la femme la plus haute du monde. Puis elle admire le paysage. Lorsqu&#8217;il faut songer à redescendre, sous l&#8217;œil médusé des Chamoniards, elle sort sa plume et s&#8217;installe pour rédiger son courrier. Les guides finissent par la convaincre que l&#8217;endroit n&#8217;est pas idéal pour tenir sa correspondance. Le retour dans la vallée s&#8217;achève par un banquet d&#8217;honneur à l&#8217;hôtel de l&#8217;Union. Même la Paradis a été conviée, elle reconnaît volontiers que la demoiselle a su mériter le pucelage du mont Blanc&#8230;</p>
<p>Dans son milieu de l&#8217;aristocratie provinciale, Henriette d&#8217;Angeville était considérée comme une originale. Elle ne correspondait pas à ce que l&#8217;on attendait de la femme. Ses proches avaient tenté en vain de la dissuader, de lui faire comprendre que ce n&#8217;était pas digne d&#8217;une personne de son rang. Rien n&#8217;y fit. Sa seule concession fut d&#8217;adopter le pantalon. Elle le fit par décence. Il faut admettre qu&#8217;elle devait posséder une bonne dose d&#8217;orgueil et d&#8217;audace pour assumer un pareil choix dans le contexte de l&#8217;époque.</p>
<p>Elle escaladera par la suite d&#8217;autres cimes plus modestes. Dont ce fameux mont Buet, celui baptisé le mont Blanc des dames. Elle avait commencé par le mont Blanc des hommes&#8230;</p>
<p><strong>Jean-Marie Jeudy</strong></p>
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		<title>Madame de Warens</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Apr 2008 08:54:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Livres en Marches</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Lorsqu&#8217;on évoque la maison des Charmettes près de Chambéry, on songe aussitôt à Jean-Jacques Rousseau. Et l&#8217;on songe à Louise Eléonore de Warens, celle qui fut l&#8217;amante et l&#8217;inspiratrice du philosophe. Mais si l&#8217;on sait le nom, plus rares sont ceux connaissant le parcours. Qui était Madame de Warens ? La dame avait traversé le Léman [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://farm3.static.flickr.com/2342/2250760298_3eff9d0228_m.jpg" align="left" height="240" width="193" />Lorsqu&#8217;on évoque la maison des Charmettes près de Chambéry, on songe aussitôt à Jean-Jacques Rousseau. Et l&#8217;on songe à Louise Eléonore de Warens, celle qui fut l&#8217;amante et l&#8217;inspiratrice du philosophe. Mais si l&#8217;on sait le nom, plus rares sont ceux connaissant le parcours. Qui était Madame de Warens ?</p>
<p>La dame avait traversé le Léman parce qu&#8217;elle ne supportait plus l&#8217;existence qu&#8217;elle menait auprès de son époux, un riche aristocrate du canton de Vaud. Emportant ses rêves et aussi l&#8217;argenterie, elle était venue demander asile en Savoie, auprès du roi de Piémont qui prenait les eaux à Evian. Tombé sous le charme, le souverain en fit sa protégée et lui alloua une pension, à condition qu&#8217;elle opte pour la religion catholique et qu&#8217;elle s&#8217;emploie à convertir les concitoyens helvétiques qui se présenteraient à elle&#8230;</p>
<p>Ainsi débarque un garçon un peu gauche. Originaire de Genève, Rousseau fait intrusion dans la vie de celle qu&#8217;il appellera <em>Maman</em>. C&#8217;était à Annecy. Elle l&#8217;envoie s&#8217;instruire de la vraie religion à Turin. Puis le jeune homme revient. Il restera auprès d&#8217;elle une dizaine d&#8217;années, dans un hôtel sombre de la place Saint-Léger à Chambéry. Il donne des cours de solfège aux demoiselles de la bonne société. Et il finit par tomber dans les bras de sa protectrice. Les deux couleront des étés exquis dans le vallon des Charmettes. Jean-Jacques écrira qu&#8217;il vécut les meilleurs moments de sa vie. Mais tout a une fin, Maman se trouve un nouvel amant. Rousseau blessé s&#8217;en ira&#8230;</p>
<p>Alors la dame se lance dans l&#8217;industrie, dans l&#8217;exploitation de filons miniers à travers la Savoie. Autant d&#8217;entreprises périlleuses où elle côtoie des escrocs et qui la conduiront à la déchéance. Lors d&#8217;un bref passage à Chambéry, Jean-Jacques lui rend visite, il découvre une femme vieillie et ruinée, oubliée de la bonne société où elle avait tant brillé. A sa mort, ce seront ses voisins du quartier de Nézin, aussi miséreux qu&#8217;elle, qui l&#8217;accompagneront au cimetière de Lémenc.</p>
<p>On a beaucoup écrit à propos de Madame de Warens&#8230; Etait-elle une espionne à la solde du roi de Piémont ? Elle qui n&#8217;avait pas hésité à bousculer le protocole en se jetant aux pieds du souverain. Victor-Amédée avait sans doute d&#8217;excellentes raisons pour lui accorder une généreuse pension. En guise de conclusion, la dame avait façonné le jeune homme, mais c&#8217;est le philosophe qui apporta la notoriété à la dame&#8230;</p>
<p>Jean-Marie Jeudy</p>
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		<title>L’ardente Adèle de Bellegarde…</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Apr 2008 08:50:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Livres en Marches</dc:creator>
				<category><![CDATA[En train de lire]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Marie Jeudy]]></category>

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		<description><![CDATA[Que l&#8217;on arrive de Grenoble ou de Chambéry, lorsqu&#8217;on traverse le village des Marches posé sur sa proéminence à deux pas de Montmélian, notre regard est attiré par le château se dressant en bordure du bourg. Celui-ci fut édifié par le comte de Savoie afin de défendre la frontière. Car la commune des Marches se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://farm3.static.flickr.com/2353/2250760336_499d0a6aa6_m.jpg" align="left" height="240" width="197" />Que l&#8217;on arrive de Grenoble ou de Chambéry, lorsqu&#8217;on traverse le village des Marches posé sur sa proéminence à deux pas de Montmélian, notre regard est attiré par le château se dressant en bordure du bourg. Celui-ci fut édifié par le comte de Savoie afin de défendre la frontière. Car la commune des Marches se situe à la limite du Dauphiné. Ce château appartint successivement à plusieurs familles. Puis il devint la propriété des Noyel de Bellegarde, lesquels possédaient également un hôtel particulier à Chambéry.</p>
<p>Quand survient la Révolution, le marquis François-Eugène de Bellegarde partage son temps entre Chambéry et les Marches. Il vit avec ses deux filles : la blonde et fragile Aurore, la brune et ardente Adèle qui va bientôt défrayer la chronique. A l&#8217;âge de quinze ans, Adèle est mariée à Frédéric de Bellegarde, un cousin beaucoup plus âgé et officier dans l&#8217;armée du roi de Piémont. Le couple aura deux enfants.</p>
<p>Lorsqu&#8217;en 1792, la Savoie est envahie par les troupes de la  Révolution, le duché devient français pour un temps. Parmi les commissaires envoyés de Paris pour gérer le nouveau département, se trouve un jeune aristocrate portant le nom de Hérault de Séchelles et ayant opté pour les idées nouvelles. Tandis que son époux Frédéric guerroie contre la France aux côtés de son roi, Adèle pactise avec les révolutionnaires. Ce qui n&#8217;est pas du goût de la noblesse savoyarde. D&#8217;autant que les deux sœurs se permettent de coiffer le bonnet phrygien. Et Adèle tombe amoureuse de Hérault. Une vraie passion&#8230;</p>
<p>Pareille situation ne peu manquer d&#8217;engendrer des bouleversements dans la vie des sœurs de Bellegarde. Quand Hérault en a fini de sa mission en terre savoisienne, il rentre à Paris pour reprendre ses activités à la Convention. Les deux sœurs vont le suivre. Adèle découvre la capitale. Mais tout n&#8217;est pas rose. Survient la Terreur, Robespierre abat tous ceux qui n&#8217;adhèrent pas à ses convictions. Hérault de Séchelles est guillotiné. Adèle et Aurore sont emprisonnées. Elles échapperont à l&#8217;échafaud.</p>
<p>Une fois revenu le calme dans la capitale, les deux sœurs fréquentent la haute société où elles deviennent de véritables égéries. On les voit dans les salons à la mode. Dont celui  de Madame de Staël. Elles côtoient les personnages en vue. Adèle se lie d&#8217;amitié avec Monsieur de Talleyrand. D&#8217;une grande beauté, le peintre David la fera poser pour son tableau des Sabines. Ce portrait fameux servira plus tard pour la Marianne des timbres-postes. Adèle finira sa vie au château de Chenoise près de Paris. Sans jamais revoir ses deux enfants.</p>
<p>Le nom des sœurs de Bellegarde est entré dans l&#8217;Histoire de la Savoie. Même si ce n&#8217;est pas toujours à leur avantage. Beaucoup ont considéré qu&#8217;Adèle était une dépravée. Emportée par la tempête révolutionnaire, elle n&#8217;avait fait que suivre sa route, un chemin tourmenté et riche en rebondissements&#8230;</p>
<p>Jean-Marie Jeudy</p>
<p>L&#8217;étonnante destinée des sœurs de Bellegarde est racontée dans l&#8217;ouvrage « Femmes et rebelles » de Jean-Marie Jeudy, aux Editions « En train de lire et D<em>f</em>is ».</p>
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		<title>Marie-Laetitia de Solms</title>
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		<pubDate>Sat, 15 Mar 2008 09:03:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Livres en Marches</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jean-Marie Jeudy]]></category>

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		<description><![CDATA[Tous les Aixois connaissent Marie de Solms. Puisqu&#8217;une avenue de la cité thermale porte son nom. Mais connaissent-ils la séduisante femme qui se cache derrière ce nom ? Rebelle par conviction et par nécessité, Marie-Laetitia faisait partie de la famille Bonaparte. Son grand-père n&#8217;était autre que Lucien, frère de Napoléon 1er. Mais ce dernier avait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://farm3.static.flickr.com/2137/2250760128_414097ea6c_m.jpg" align="left" height="240" width="198" />Tous les Aixois connaissent Marie de Solms. Puisqu&#8217;une avenue de la cité thermale porte son nom. Mais connaissent-ils la séduisante femme qui se cache derrière ce nom ? Rebelle par conviction et par nécessité, Marie-Laetitia faisait partie de la famille Bonaparte. Son grand-père n&#8217;était autre que Lucien, frère de Napoléon 1<sup>er</sup>. Mais ce dernier avait été banni par la famille. Du coup, sa petite-fille est à son tour exclue du clan. Son cousin Napoléon III lui interdit même de porter le nom de Bonaparte. Pire encore, il la fait expulser de France. Après maints voyages et plusieurs mariages, notamment en Italie où elle épouse l&#8217;un des fondateurs de l&#8217;unité italienne et en Espagne où elle convole avec un haut dignitaire.</p>
<p>Partout où elle s&#8217;installe, elle crée un salon littéraire et philosophique qui accueille l&#8217;intelligentzia. Et elle publie une revue. C&#8217;est ce qu&#8217;elle fait à Genève, Florence, Rome, Madrid&#8230; Et à Aix-les-Bains où elle vient refaire une vie. Elle y possède une maison que lui a fait bâtir le comte de Pomereu, son chevalier-servant qui assiste à ses amours tumultueuses. Cette maison existe toujours. Puis elle crée un théâtre où sont présentées les pièces à la mode. A nouveau, elle crée un salon que fréquente le monde huppé en villégiature dans la cité thermale. Ce salon est ouvertement anti-bonapartiste. On y retrouve les proscrits français ayant choisi la  Savoie pour refuge. Ainsi le romancier Eugène Sue qui sera un habitué. Et bien-sûr, elle fait paraître une revue artistique et littéraire. Cette publication intitulée « Les matinées d&#8217;Aix-les-Bains », va connaître un fort impact dans la société aixoise. Elle constitue aujourd&#8217;hui un témoignage précieux sur la vie mondaine, économique et sociale à Aix durant la période du Second Empire. On y retrouve la signature de Ponson du Terrail, Alexandre Dumas, Eugène Sue&#8230; Et la signature de Marie-Laetitia.</p>
<p>Un malheur va marquer Marie de Solms. A cinquante-quatre ans, elle donne naissance à Lola, une adorable petite fille qui se fera écraser à l&#8217;âge de trois ans par un omnibus d&#8217;hôtel dans une rue de la cité aixoise.</p>
<p>Un peu journaliste, un peu comédienne et beaucoup artiste, Marie de Solms a touché à une multitude de formes d&#8217;expression artistique. Elle a œuvré pour les bonnes œuvres. Mais elle a surtout laissé le souvenir de ses excentricités qui ne manquaient pas de choquer ses concitoyens. On la vit assister à une soirée de gala, simplement vêtue de deux éventails de plumes&#8230;</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Jean-Marie Jeudy</strong></p>
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		<title>Femmes et rebelles en Savoie : Anne de Chypre</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Dec 2007 15:29:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Livres en Marches</dc:creator>
				<category><![CDATA[En train de lire]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Marie Jeudy]]></category>

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		<description><![CDATA[Femmes et rebelles en Savoie est cité sur LeChoixDesLibraires.com Elle vécut au cours du quinzième siècle. Ce ne fut pas la moindre des rebelles. Elle fut rebelle à son milieu. En même temps qu&#8217;elle en faisait pleinement partie. Nombre d&#8217;historiens l&#8217;égratignèrent. Les bonnes raisons ne leur manquèrent pas&#8230; Rebelle ou empêcheuse de tourner en rond [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Femmes et rebelles en Savoie est cité sur <a href="http://www.lechoixdeslibraires.com/livre-46932-Femmes+et+rebelles+:+du+XVe+au+XXIe+sicle+en+Savoie.htm" title="Jean-Marie Jeudy" target="_blank">LeChoixDesLibraires.com</a></p>
<p><img src="http://farm3.static.flickr.com/2282/2250759906_71a6bb53ed_m.jpg" align="left" height="240" width="198" />Elle vécut au cours du quinzième siècle.<br />
Ce ne fut pas la moindre des rebelles. Elle fut rebelle à son milieu. En même temps qu&#8217;elle en faisait pleinement partie. Nombre d&#8217;historiens l&#8217;égratignèrent. Les bonnes raisons ne leur manquèrent pas&#8230;</p>
<p>Rebelle ou empêcheuse de tourner en rond ? C&#8217;est ce qu&#8217;aurait pu lui reprocher son époux. Mais il l&#8217;aimait&#8230; Lui dont le parcours ne tourna pas à l&#8217;avantage de son duché. La dame n&#8217;y fut pas étrangère.<br />
Anne était venue de son île lointaine de la Méditerranée. Elle arrivait de Chypre. Le mari qu&#8217;on lui destinait était appelé à régner sur la Savoie. Un pays si différent du sien. On l&#8217;avait promise à Louis. Elle n&#8217;avait pas eu d&#8217;autre choix que de s&#8217;engager sur la voie qu&#8217;on lui avait tracée d&#8217;office. Une femme, fût-elle de la noblesse, ne pouvait prétendre à aucune décision en matière d&#8217;épousailles. Celles-ci étaient des affaires d&#8217;Etat. Non pas des affaires de coeur. Anne fut mariée à l&#8217;âge de quatorze ans. N&#8217;y voyez rien d&#8217;exceptionnel, les demoiselles devenaient des épouses à peine sorties de l&#8217;enfance.<br />
Si la Chypriote n&#8217;eut pas à décider du chemin, elle sut rapidement le suivre selon sa convenance&#8230;<br />
La Maison de Savoie a toujours su jouer des unions et des alliances. Amédée VIII avait entrepris de marier son fils aîné. Il souhaitait en tirer profit, souvent but initial des mariages dans la haute noblesse. Petit-fils d&#8217;Amédée VI surnommé le comte Vert, fils d&#8217;Amédée VII dit le comte Rouge, Amédée le huitième du nom était doté d&#8217;une personnalité alliant rigueur morale et ferveur religieuse. Son épouse, Marie de Bourgogne, lui donna sept enfants. Elle mourut assez jeune en couches. Il ne s&#8217;en consola jamais. S&#8217;il se suffisait d&#8217;une vie simple, il avait su s&#8217;entourer d&#8217;une cour brillante et entretenir le prestige de son Etat, l&#8217;un des mieux administrés d&#8217;Europe. Il avait agrandi ses territoires. C&#8217;est lui qui incorpora définitivement le Piémont à la Maison de Savoie. Ne cessant de prôner les vertus de la paix, il élabora les Statuts de Savoie, sorte de constitution en avance sur son temps et qui assurait une justice plus équitable. Les autres souverains avaient compris ses qualités et voyaient en lui un nouveau Salomon. Ils ne négligeaient jamais ses interventions dans le jeu de la diplomatie. En 1416, l&#8217;empereur germanique Sigismond fit une escale à Chambéry et érigea le comté au rang de duché. L&#8217;historien Raymond Oursel écrira que d&#8217;un pays constitué de &laquo;&nbsp;terroirs crottés et montueux&nbsp;&raquo;, le duc avait fait un véritable &laquo;&nbsp;Etat dans l&#8217;Europe moderne&nbsp;&raquo;.<br />
Un rêve habitait Amédée, il voulait occuper une position avantageuse en Méditerranée. Ses espérances pour y parvenir s&#8217;orientaient vers une île. Voilà pourquoi son projet était d&#8217;unir son fils à la fille du roi de Chypre. Il voyait dans cette alliance un atout majeur pour sa maison. Outre les aspects stratégiques et commerciaux, l&#8217;île représentait la défense la plus orientale de la chrétienté contre l&#8217;islam.<br />
Du Xle au XIIIe siècle, les croisades avaient envoyé princes et chevaliers vers les terres d&#8217;Orient, pour guerroyer contre les infidèles et délivrer les lieux saints occupés par les Musulmans. Il y eut des seigneurs pour conquérir des territoires. C&#8217;est ainsi qu&#8217;une famille allait bouleverser le destin de Chypre. L&#8217;île était convoitée depuis les temps les plus anciens. En 1196, elle fut acquise par les Lusignan, une dynastie originaire du Poitou. Selon la tradition, cette famille descendait de la mythique Mélusine, mi-femme et mi-serpent, que rapportent de fabuleux récits. D&#8217;une grande beauté, la fée avait épousé le comte de Forez, noble personnage répondant au nom de Raimondin. Ce fut la plus agréable des épouses, mais elle avait scellé un pacte qui ne cessait d&#8217;intriguer son mari. Chaque samedi, elle se retirait dans une pièce mystérieuse de leur somptueuse demeure. Le comte avait promis de ne jamais percer son secret. Sa curiosité et sa jalousie eurent raison de sa patience. Que faisait son épouse durant ses absences ? Avait-elle un amant ? Un jour, il ouvrit <span class="yshortcuts" id="lw_1198078705_0">la porte</span>. Par ce geste, il brisait le pacte. Mélusine était nue dans sa baignoire. Au-dessus du nombril, elle avait son corps de femme, avec ses épaules rondes et ses seins haut plantés. Sous le nombril, ce n&#8217;était plus une femme. Elle avait une queue de serpent. Dans un bruit effroyable, elle s&#8217;échappa par la fenêtre et disparut à jamais&#8230;</p>
<p><span class="gras">Auteur : </span>Jean-Marie Jeudy<br />
<span class="gras">Préface : </span>Abdelkader Zibouche<br />
<span class="gras">Date de saisie : </span>18/12/2007<br />
<span class="gras">Genre : </span>Biographies, mémoires, correspondances&#8230;<br />
<span class="gras">Editeur : </span>En train de lire<br />
<span class="gras">Prix : </span>25.90 € / 169.89 F<br />
<span class="gras">ISBN : </span>978-2-9528349-1-9<br />
<span class="gras">GENCOD : </span>9782952834919<br />
<span class="gras">Sorti le : </span>26/11/2007</p>
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		<title>En avant première : femmes et rebelles, du XVème au XXIème siècle en Savoie</title>
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		<pubDate>Sat, 03 Nov 2007 21:42:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Livres en Marches</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jean-Marie Jeudy]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici en avant-première, la couverture du livre de Jean-Marie Jeudy qui sera présenté à Livres en Marches. Quelle que soit leur condition sociale d&#8217;origine, toutes les figures évoquées dans cet essai partagent les qualités intrinsèques du tempérament rebelle. J&#8217;entends le désir farouche d&#8217;exister pour soi, le refus viscéral de la fatalité, la résistance dans le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voici en avant-première, la couverture du livre de Jean-Marie Jeudy qui sera présenté à Livres en Marches.<br />
<img src="http://farm3.static.flickr.com/2220/1827278799_d3f6de85b3.jpg?v=0" alt="Femmes et Rebelles" />
<p>
Quelle que soit leur condition sociale d&#8217;origine, toutes les figures évoquées dans cet essai partagent les qualités intrinsèques du tempérament rebelle. J&#8217;entends le désir farouche d&#8217;exister pour soi, le refus viscéral de la fatalité, la résistance dans le dénuement, la capacité d&#8217;adaptation poussée à l&#8217;extrême limite, la ténacité élevée au rang des vertus cardinales, la volonté de triomphe.
<p>
Issues des terres savoyardes ou ayant seulement des attaches particulières avec le pays, ces pionnières font partie de notre mémoire. Souvent au prix de l&#8217;exil, toujours à celui mortifiant de la lutte contre les préjugés, elles ont disputé aux hommes le privilège de s&#8217;accomplir en tant qu&#8217;individualités, de se bâtir un destin, un royaume, une légende &#8211; voire de tracer des voies nouvelles.<br />
<a target="_blank" href="http://farm3.static.flickr.com/2381/1828114602_ed8e422d30_b.jpg"><em>quatrième de couverture</em></a></p>
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